Il est difficile de préciser
l’époque de la construction d’Aït Ben Haddou,
mais l’occupation humaine de la région renvoie à la
plus haute antiquité. Quant aux témoignages historiques,
c’est à partir de l’époque almoravide,
au cours des XIe et XIIe siècles, qu’ils prennent de
l’épaisseur. On sait que dans cet "ighrem" cohabitait
selon un système hiérarchique très élaboré une
population amazighophone composée de Blancs et de Noirs, de
Juifs et de Musulmans. L’ancien ksar, qui était encore
occupé aux lendemains de l’indépendance du Maroc,
en 1956, sera progressivement déserté par la population
qui préférera construire un nouveau village sur la
rive droite de l’Assif Marghen.